Texte à méditer :   Cette volonté , que nous revendiquons si fièrement ,cède toujours le pas à l'imagination .   Emile coué
Les cours 2014/15 - 3/Douleurs et effet placebo
 

Troisième cours 2014/2015

 

Douleur et effet placebo

 

 

                                                                                                                                                                                  

1-Douleur et cerveau

2-La douleur chronique                                                                        

3-L'effet placebo                                                                                      

4- Les témoignages vidéo

5La pratique

 

 

Douleur et représentation mentale

 

 

Nous avons tous une représentation mentale du corps matérialisée dans le cerveau (figure 1). Chaque hémisphère a une représentation anatomique de la moitié du corps qui lui est opposée.

                  homonculus.jpg                               aire-motrice.jpg                                                      

(Figure 1)

  Toutes les perceptions et toutes les sensations (chaleur, douleur….) de notre corps se projettent dans la zone correspondante du cerveau où nous en prenons conscience. Paradoxalement, si on touche avec une fine aiguille le cerveau dans la zone cérébrale de la main, nous sentons cette sensation dans notre main et pas dans le cerveau.

  Mais si nous nous faisons mal à la main, nous ressentons la douleur par l'intermédiaire de la zone du cerveau correspondant à notre main. En effet c’est dans le cerveau que la douleur de la main se manifeste à notre conscience et pas dans notre main. La douleur, comme toute autre sensation corporelle, est donc un événement mental dont la réalisation physique se situe dans le cerveau. Le cerveau n’est pas seulement une partie du corps comme une autre, il est aussi l’élément clé sur lequel repose notre prise de conscience de nous-mêmes et de notre environnement.

 

    De nombreux travaux ont mis cette cartographie cérébrale en évidence. S’appuyant sur cette fonctionnalité du cerveau, le neuroscientifique Vilayanur S. Ramachandran (Figure 2) a mis au point un procédé, à l’aide d’une boîte à miroirs (figures 3), pour supprimer ou atténuer la douleur ressentie dans leur membre manquant par les personnes amputées.

      ramashandran.jpg

     (Figure 2)

 

 

La douleur dans le membre fantôme

 

 Une majorité des personnes ayant subi l’amputation d’un membre ressent une douleur dans leur membre amputé parce que la représentation corporelle du membre manquant subsiste toujours dans le cerveau (membre fantôme). Pour ces personnes, pouvoir remuer le membre fantôme permettrait de supprimer ou d’atténuer la douleur. Hélas ce membre reste généralement immobile et la douleur persiste.

 

          mains.jpg               imfirmes.jpg

      

(Figures 3)

Regarder l'illusion produite par le reflet dans le miroir diminue la douleur créée par le cerveau

 

 

  L’astuce, ou la technique, consiste à « faire croire » au cerveau du patient que le membre amputé bouge. Pour cela le patient regarde dans un miroir le reflet en mouvement du membre valide. L’image inversée qu’il perçoit alors semble correspondre à celle du membre manquant. Le cerveau reçoit les signaux visuels de cette illusion et les interprète comme étant la réalité. La partie du cerveau correspondant au membre amputé s’active et la douleur diminue, voire disparait.

 

    Le cerveau ne fait pas la différence entre un mouvement réellement effectué et un mouvement imaginé.

 

  Cette incapacité du cerveau à différencier un événement vécu d’un événement imaginé explique comment il est possible d’atténuer ou de supprimer la douleur par les techniques d’autosuggestion à base d’imagerie mentale comme en sophrologie, ou à base de répétition verbale, comme le « ça passe, ça passe, ça passe… » de la méthode d’autosuggestion consciente d’Emile Coué.

  Dans de nombreux hôpitaux des opérations chirurgicales sont réalisées sous hypnose. La technique consiste à détourner l’imagination (ou les pensées) du patient de l’opération, pour la diriger vers une imagerie mentale distrayante ou relaxante induite par les paroles du médecin anesthésiste. Cette technique est utilisée pour anesthésier le malade, qui reste conscient pendant l’opération, en remplacement ou en complément des sédatifs habituels. Ce procédé permet ainsi de se passer d’une anesthésie générale et du passage en salle de réanimation.

 

 

La douleur chronique

 

 

La douleur est produite par le cerveau afin de protéger le corps des agressions intérieures et extérieures. Cependant il arrive fréquemment (près d'une fois sur cinq) que la douleur persiste alors que les tissus ou les organes ne sont plus concernés car hors de danger ou cicatrisés. Dans ce cas il s'agit d'une douleur chronique qui est généralement en lien avec le système nerveux central et principalement le cerveau.

 

  La mémoire de la douleur peut être plus dommageable que son expérience initiale car le cerveau mémorise la douleur. Comme tout événement, la douleur laisse son empreinte aux niveaux des neurones. La douleur aiguë peut laisser une empreinte forte qui se manifestera après que la cause originelle ait disparu.

 

  La solution consiste alors en une rééducation du cerveau. Il s'agit de prendre conscience que nos pensées et nos émotions sont des activités du système nerveux qui affectent, en bien ou en mal, notre corps et notre santé afin de les maîtriser et de les modifier. La mémoire de la douleur étant inscrite au niveau des liaisons neuronales, il est possible de les modifier, par la pratique d'une technique d'autosuggestion consciente :

   - Des visualisations positives vers la partie douloureuse, après s'être mis en état de relaxation afin de faciliter la concentration

   - Par des verbalisations positives telles que le préconisait Emile Coué (voir la fiche 1-5 du premier cours - Comment rédiger ses autosuggestions verbales).

 

Ces pratiques doivent se faire sans effort, de façon machinale.

 

  Si des médicaments s'avèrent nécessaires en début de traitement, il faut les prendre mais avec pour objectif leur diminution progressive jusqu'à la suppression complète. Lorsque que la possibilité d'un acte chirurgical intervient dans la réflexion il est utile de prendre au moins deux avis auprès des professionnels.

 

Quelques généralités sur l'effet placebo

 

Définition

 

Il faut différencier le placebo de l'effet placebo. Si nous allons sur internet consulter WIKIPEDIA nous apprenons que :

- Un placebo est une substance sans principe actif qui peut agir par un mécanisme psychologique sur un sujet croyant prendre une substance thérapeutique.

- L'effet placebo est un processus psycho-physiologique d'« auto-guérison », obtenu sur un sujet par l'administration d'un placebo. Dans un traitement normal, l'effet placebo s'ajoute à celui du principe actif.

  Un placebo agit lorsque le sujet pense recevoir un traitement actif, autrement dit : lorsqu'il s'autosuggestionne positivement. Et c'est pour éviter que le malade et le prescripteur ne s'autosuggestionnent, généralement à leur insu, que les médicaments sont testés sur les patients "en double aveugle".

   Notons par ailleurs que le traitement placebo ne se présente pas uniquement sous la forme d'un médicament : il peut s'agir d'une opération chirurgicale inadéquate, d'un traitement physio-thérapeutique, ou de toute autre intervention.

  Toutes les maladies sont sensibles à l'effet placebo mais l'intensité de l'effet est variable. L'effet obtenu dépend des informations que peut avoir le patient et de ses processus mentaux émotionnels et cognitifs.

 

L'effet placebo et l'avis des spécialistes

 

Les professeurs de médecine Philippe ÉVEN et Bernard DEBRÉ ("Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux" 2012 éditions Cherche Midi)

"L'effet principal de tout médicament, même ceux dont l'efficacité médicale a été démontrée, est un effet subjectif, dit placebo…dont l'ampleur surprend encore après cinquante ans d'exercice médical."(p14)

Danièle FECTEAU - Docteur en psychologie spécialisée en psychophysiologie ("L'effet placebo" 2005 Les Editions de L'HOMME)

Chaque fois que nous recevons un traitement (médication, chirurgie…) le traitement n'est responsable que d'une partie des améliorations. (p37)

La définition la plus précise …à ce jour (de l'effet placebo) a été fournie par le Dr BULGER, un chercheur américain : "L'effet placebo est une réponse biologique initiée au niveau du cortex cérébral, permettant l'activation des systèmes nerveux, endocrinien et immunitaire…qui permettent d'enclencher des actions bénéfiques au niveau moléculaire et ainsi de guérir de la maladie." (p40)

Les effets physiologiques et psychologiques (du placebo) sont mesurables.

…52%  des personnes souffrant de maux de tête ressentent un soulagement important si elles prennent un remède totalement inactif. Ce résultat est aussi élevé que celui obtenu lorsque de véritables analgésiques sont prescrits. (p41)

La morphine…pour soulager les douleurs sévères après une intervention, est efficace dans environ 70% des cas. Par contre…(avec) une simple injection d'eau, 35% des gens sont tout autant soulagés. (p41)

…sur 2054 d'interventions chirurgicales menées pour soulager des problèmes de disques lombaires…une procédure véritable a permis de soulager complètement la douleur sciatique  chez 37% des patients….avec une chirurgie placebo : 43% des personnes étaient soulagées…(p42)

…c'est notre corps qui se charge du travail de guérison, parfois en partie, parfois entièrement. Il peut donc agir sans l'aide d'aucune substance, d'aucune intervention directe, sur les symptômes dont nous souffrons. (p43)

…40% des gens souffrant d'anxiété généralisée n'en souffraient plus une fois placés sous médication placebo. (p45)

…des centaines d'études spécifiques aux antidépresseurs ont été revues…Les chercheurs en sont arrivé à la conclusion que les effets des antidépresseurs peuvent être reproduits avec des placebos. …(suivant certaines études) 75% des améliorations et des effets positifs observés avec la prise d'antidépresseurs n'étaient pas dus aux médicaments eux-mêmes mais à l'effet placebo. (p48)

…tous les individus …sont susceptibles de ressentir des effets placebos. (p53)

Un bilan de 7000 études démontre qu'en moyenne, peu importe la maladie et sa nature, mentale ou physique, de 30% à 50% des gens peuvent guérir ou voir leur condition s'améliorer sans la contribution d'aucun traitement reconnu. (p55)

Nous constatons aujourd'hui que la faculté de l'humain à s'auto guérir est tellement puissante qu'il est difficile de mettre au point des médicaments pouvant faire mieux. (p56).

 

Se faire confiance :

…dans certains contextes où règnent l'inquiétude ou l'indifférence, seulement 20% des personnes qui reçoivent le meilleur traitement vont guérir. Tandis que dans des contextes chaleureux suscitant la confiance et des attentes élevées, le même traitement pourra en guérir 80%. …nos attentes face à un traitement déterminent 50% du résultat. La relation avec le thérapeute…25%…le traitement médical…25%. (p87)

…il faut se faire confiance. Vous préférez un thérapeute à un autre ? Alors, n'hésitez pas à le choisir…Vous craignez un traitement ? En ce cas, réfléchissez bien, car si vous l'entreprenez à reculons, cela le rendra peut-être inefficace, voire nuisible. (p88)

l'étude des effets placebo a permis de comprendre à quel point il est essentiel pour toute personne malade et pour tout intervenant dans le domaine de la santé, d'adopter une attitude positive… les soins seraient prodigués dans des conditions plus humaines, (ou plus positives) favoriseraient la guérisonLes recherches des cinquante dernières années l'illustrent clairement : environ 70% des gens guériraient peu importe ce qui les affecte.(p131)

Savoir que nos pensées, nos émotions et les contextes dans lesquels nous évoluons ont la faculté de stimuler nos mécanismes d'auto guérison ne fait que renforcer notre confiance en la possibilité de guérir. Et cette confiance nous donne encore plus de pouvoir sur notre corps. (p132)

Les recherches commencent à peine à mettre à jour leurs étonnants pouvoirs. Mais peu importe, il n'est pas nécessaire d'attendre  que tout soit expliqué pour croire en ce qui est déjà démontré et le mettre en application. Après tout, personne n'a vu ni touché un électron, et pourtant, nous admettons tous son existence en nous fiant aux théories et aux calculs mathématiques. (p133)

Dr Fabrice LORIN - Centre d’Evaluation et de Traitement de la Douleur Hôpital Saint Eloi-CHU de Montpellier

"Il (le placebo) est un traitement efficace en moyenne à 30-40% dans les maladies. Si un médicament reçoit l'AMM (Autorisation Mise sur le Marché) lorsqu'il est efficace à 60%, la différence entre un placébo et un médicament est de 20-30%. A méditer.

La population française est la première consommatrice au monde de médicaments, soit 150 millions de boites par an. Que représentent les placebos ? À peu près 40% des prescriptions médicales et il faut rajouter l’automédication.

2-Les placebos impurs : 50% du Vidal et 40% des prescriptions médicales + l’automédication."

 

Champ d'action de l'effet placebo

 

   La plupart des maladies ont été étudiées du point de vue du placebo et de ses effets (plus ou moins marqués selon la nature de la maladie et de la relation médecin-malade). Les plus fréquemment citées sont : la douleur (fonctionnelle, algie cancéreuse, post-opératoire, migraine), l'insomnie mais aussi l'anxiété, la dépression, le trouble panique, le syndrome prémenstruel, le rhume de foins, la toux, la tuberculose et même la croissance tumorale cancéreuse. Le placebo est aussi utilisé dans le sport, le monde du travail…

   Le placebo agit, bien entendu, sur les signes subjectifs, mais est également mesurable sur certains paramètres objectifs : acidité gastrique, diamètre pupillaire, niveau de globules blancs, électrolytes, corticoïdes, glucose, cholestérolémie, tension artérielle ... Contrairement à une idée répandue, ce n'est pas parce qu'un signe est mesurable qu'il est inaccessible à une action d'ordre psychologique. Ce n'est pas non plus parce qu'un traitement est d'ordre psychologique qu'il n'est pas relayé par des mécanismes biologiques.

 

Il ne s'agit pas ici de critiquer les médicaments qui, comme l'autosuggestion sont sans doute aussi vieux que l'humanité elle-même. Il s'agit de faire prendre conscience :

1.que les médicaments ne peuvent pas tout guérir

2.que l'action psychologique peut dans certain cas faire aussi bien que le traitement médical

3.que dans tout médicament et tout traitement il y a un facteur psychologique (ou effet placebo) important capable d'influer sur les processus de guérison

4.que l'autosuggestion consciente est capable de déclencher ce facteur psychologique qui va favoriser, parfois de façon surprenante ces processus de guérison

 

Psychothérapie et effet placebo

 

Les différents types de psychothérapie ont en commun avec l’effet placebo d’avoir une efficacité en partie attribuable au conditionnement du patient par la suggestion (contexte et rituel des séances) et par l'autosuggestion, c'est à dire l'attente-conviction vis-à-vis de la thérapeutique ou du thérapeute : ce deuxième aspect étant amplifié par les émotions, la verbalisation et les transferts qui se produisent aux cours des séances de psychothérapie.

L’imagerie cérébrale permet de suivre les modifications de l’activité cérébrale au cours du traitement. 

 

Face à l'évidence

 

  Que l'état psychologique du patient soit un facteur déterminant dans les processus de rétablissement et de guérison de l'organisme ne fait plus aucun doute aujourd'hui. Que le cerveau soit à l'origine de nos comportements, de ce que nous sommes, et qu'il puisse-être modifié et transformé par la pensée et l'imagination est également devenu une fait scientifique bien établi : les dernières avancées des neurosciences et les instruments les plus récents d'observation du fonctionnement cérébral en ont apporté la confirmation depuis plusieurs années.

   Il ne s'agit donc plus de s'interroger sur la réalité de ces étonnants pouvoirs à notre disposition, mais plutôt de se demander comment il est possible de s'en servir à notre avantage pour se rétablir, accélérer la guérison, s'améliorer et progresser dans la vie.

  La réponse à cette question se trouve dans les innombrables méthodes ou psychothérapies qui ont en commun l'utilisation, reconnue ou non, de l'autosuggestion. Ces techniques sont validées par Eric Kandel, prix Nobel de médecine 2000 pour ses découvertes sur les développements du cerveau. Dans une réponse faite à la revue "Sciences et Avenir" d'octobre 2007 qui lui demandait si les psychothérapies étaient efficaces, il répond sans ambigüité : "Oui, je le pense. L'introspection ou l'apprentissage de nouveaux comportements peuvent changer les connexions cérébrales. C'est une évidence qui n'est plus à démontrer".

 

   Cette reconnaissance vient confirmer la réalité de phénomènes psychologiques déjà validés de nombreuses fois et dans de multiples domaines par la science. La démarche scientifique, malgré ses imperfections inhérentes à toute action humaine, reste aujourd'hui, grâce à ses procédures, la référence qui fait autorité en matière de recherche dans ce domaine. Le bon sens et la raison nous commandent donc de nous interroger sur la nature et le bon usage que nous pouvons faire de ces moyens actuellement à notre disposition pour utiliser, au mieux et à notre avantage, les possibilités offertes par la plasticité cérébrale.

 

Effet placebo et autosuggestion

 

  Parmi ces moyens un des plus simples, des plus fiables et des plus économiques est assurément la pratique régulière et méthodique de l'autosuggestion consciente. C'est une pratique individuelle qui permet de modifier la structure du cerveau, son fonctionnement et donc l'état psychologique d'un individu, c'est à dire  ses pensées, son imagination et son état d'esprit. Pour pratiquer l'autosuggestion on se sert de la parole, de l'imagination et des pensées elles-mêmes.

   L'autosuggestion, fondement de la quasi-totalité des psychothérapies, s'impose progressivement comme le déclencheur principal de l'effet placebo dont l'effet amplificateur est présent dans tout acte thérapeutique.

 

L'autosuggestion consciente

 

   La définition la plus simple de l'autosuggestion, et qui peut suffire à celui qui désire en avoir seulement une connaissance pratique, serait : l'implantation d'une idée en soi-même par soi-même. Contrairement à la suggestion qui consiste à implanter, ou à imposer, une idée dans le cerveau d'une personne, l'autosuggestion réalisée consciemment offre à celui qui la pratique une liberté, une autonomie et une emprise sur sa vie que lui envie celui qui se laisse exclusivement suggestionné et conditionné par les autres à travers les discours, les médias, les avis de toutes sortes...

 

Les témoignages vidéo

(1)  Opération sous hypnose

 

 

 

(2)  Comprendre la douleur chronique

 

 

 

(3)  Les douleurs fantômes

 

 

 

(4)  Effet placebo (ARTE novembre 2014)

 

 

-         douleur et antalgique placebo                                          (17.13 – 19.00)

-         opération placebo                                                               (25.00-27.20)

-         traitement placebo                                                              (27.20-31.20)

-         Look des médicaments et amplification l'effet placebo    (31.20-37.30)

 

 

(5)  Effet placebo (Stand Alone Media)

 

                                                 Le placebo                                                                           

 


Date de création : 21/03/2016 @ 18:05
Dernière modification : 22/03/2016 @ 17:08
Catégorie : Les cours 2014/15
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