Texte à méditer :   Quand la volonté et l'imagination sont d'accord, l'une ne s'ajoute pas à l'autre, mais l'une se multiplie par l'autre   Emile Coué
Manuels des stages - Gestion des émotions

GESTION DES EMOTIONS :

Libération et Contrôle

 

L’intelligence émotionnelle

 

La réussite personnelle dans la vie quotidienne dépend moins du fameux QI (quotient intellectuel) que de l’intelligence émotionnelle appelée encore quotient émotionnel ou QE. Des études, menées ces dernières années par des psychologues auprès de milliers de personnes, révèlent que les vraies raisons de la réussite professionnelle, sociale et familiale ne sont pas l’intelligence intellectuelle, le savoir livresque, les diplômes ou le niveau d’expertise technique, mais nos aptitudes émotionnelles et notre "attitude" dans les différentes situations .

Ces conclusions surprenantes remettent en question bien des idées reçues. Et pourtant, quand nous observons avec un peu d’attention les individus, l'expérience nous montre depuis toujours que ce n'est pas un intellect puissant qui permet de vivre heureux et d'atteindre ses objectifs dans la vie.

Nous pouvons constater autour de nous que l'échec et le mal-être sont équitablement répartis dans toutes les couches sociales. Certes, l'intellect n'est pas un empêchement à la réussite. Mais ce que nous pouvons constater, c'est qu'il n'est pas nécessaire d'avoir un intellect puissant pour réussir sa vie et être heureux. Ce qui est nécessaire, c'est un certain nombre de connaissances opérationnelles et un certain savoir-faire dans les domaines ou nous souhaitons agir avec succès.

 

Une émotion est une réponse du système nerveux à un événement réel ou imaginé. La manière dont nous percevons le monde dépend de notre état émotionnel. Celui-ci constitue le cadre de référence à travers lequel je perçois une situation. Notre perception du monde est donc très subjective. Chez certains, cette perception n’a pas grand chose à voir avec la réalité.

 

Le rôle déterminant

de l’intelligence émotionnelle

 

Nous vivons à une époque où nous donnons une très grande importance au développement des facultés intellectuelles. Une course au quotient intellectuel s'est institutionnalisée depuis quelques décennies. Emportez par notre élan, nous avons eu tendance à laisser derrière nous le développement de notre quotient émotionnel, c'est à dire cette aptitude à maîtriser nos états physiques et mentaux.

Voilà ce qu'exprime à ce sujet un spécialiste d’origine française vivant aux Etats-Unis:

"Ce qui semble déterminer le succès des gens en société, ce n'est pas tant la puissance de leur intellect que leur capacité à communiquer avec les autres, à évaluer les situations sociales et émotionnelles, à contrôler leurs émotions, à ne pas céder à la colère, à inhiber leur agressivité, à émettre les signaux appropriés, à rester en phase avec les autres et à naviguer harmonieusement sur les flots des relations humaines autour d'eux.

Ce qui limite le succès de quelqu'un, ce n'est pas tant son niveau de connaissance en mathématiques, où sa capacité à manipuler des concepts abstraits, que des choses beaucoup plus simples, comme marcher sur les pieds des autres, rendre ses collaborateurs malheureux ou rendre les rapports si difficiles que le groupe dont il fait partie ne fonctionne plus comme une équipe. C'est tout cela que l'on désigne par quotient émotionnel par opposition au quotient intellectuel, le Q.E. au lieu du Q.I. Il se trouve que c'est le Q.E. qui détermine la réussite sociale (nous y ajouterons la réussite personnelle),

 

 

beaucoup plus que le Q.I. qui ne permet de prédire que la performance scolaire et qui se limite à cela".

(David Servan-Schreiber, fil du journaliste, Docteur psychiatre, psychanalyste et directeur du laboratoire clinique des Neurosciences Cognitives de l'Université de Pittsburgh).

 

Dans le domaine du travail, le célèbre psychologue américain Daniel Goleman nous dit :

"Concernant la réussite des gens dans leur travail et leur entreprise, quels qu’ils soient : le QI se place en seconde position derrière l’intelligence émotionnelle dans l’excellence au travail, et ce dans presque tous les types de travaux…Nous disposons aujourd’hui de vingt-cinq années d’études empiriques qui montrent avec une précision inconnue jusqu’ici l’importance de l’intelligence émotionnelle dans la réussite socioprofessionnelle."

 

Quelques idées fausses

 

Notre niveau d'intelligence émotionnelle serait fixé génétiquement .Il ne se développerait uniquement durant la petite enfance.Ces présupposés sont faux , l'intelligence émotionnelle est essentiellement apprise et continue à se développer au fur et à mesure que nos expériences de la vie augmentent. Au fil des années, les individus peuvent devenir plus capables de gérer leurs émotions et leurs pulsions, de se motiver et d'affiner leur aisance sociale. Cet épanouissement de l'intelligence émotionnelle s'appelle : la maturité.

 

L'intelligence émotionnelle ne signifie pas obligatoirement d'être gentil tout le temps. Elle ne consiste pas non plus à donner libre cours à ses sentiments, à se "défouler". Elle consiste plutôt à gérer ses sentiments de manière à les exprimer de façon appropriée et efficace, afin de permettre aux autres de collaborer harmonieusement et avantageusement avec nous.

 

Intelligence émotionnelle : la priorité méconnue

 

De nos jours nous sommes surtout jugés sur la façon de nous comporter, sur la manière dont nous entretenons des rapports avec les autres. Il ne s'agit plus d'avoir essentiellement une intelligence intellectuelle.

La forme d'intelligence qui prime aujourd'hui dans tous nos rapports socioprofessionnels, c'est l'intelligence émotionnelle.C'est elle qui détermine l'attitude que nous manifestons dans la vie . L'attitude est déterminante dans l'existence, loin devant les compétences et les connaissances .L'incompétence émotionnelle et l'attitude sont souvent sanctionnées de nos jours .

Les émotions génèrent et animent nos sentiments. Trop de personnes considèrent leurs sentiments comme inconvenants ou inappropriés, alors que ce sont généralement de précieuses sources d’information. C’est à partir de nos sentiments que nous jugeons de ce qui est bien ou mal, bon ou mauvais pour nous. Savoir porter ces jugements de valeur nous permet de mieux prendre nos décisions.

Les indécis chroniques ont des difficultés à prendre conscience de ce qui est bon pour eux dans les différentes situations qu’ils rencontrent dans leur existence. Tout ce qu’ils ont besoin de savoir pour se décider est pourtant déjà présent en eux. Avec un peu d’attention, ils pourraient éclaircir ce qui leur semble flou. Ils pourraient reconnaître leurs sentiments qui deviendraient pour eux des guides leur permettant de résoudre leurs problèmes.

 

Raisonnement et émotions

 

Le neurologue Antonio Damasio a écrit que notre grand philosophe Descartes avait eu tort de postuler un dualisme du corps et de l'esprit. En effet, la "raison pure" est un mythe car l'être humain est un tout. La raison est de peu d'utilité sans certaines émotions. La rationalité qui se passe de l'émotion est infirme.

Il existe un lien étroit entre un raisonnement perturbé et l'absence d'émotions. Nos émotions nous sont indispensables pour être capables de bien raisonner. Entendons-nous bien! Ce ne sont pas les émotions qui doivent décider pour nous.

Mais elles ont pour rôle essentiel de nous guider dans nos choix et de faciliter nos prises de décisions et nos jugements.

Au cours de nos expériences passées nous avons associé certaines réactions émotionnelles, positives ou négatives, à certaines situations. Ces associations sont enregistrées dans notre mémoire et resurgissent automatiquement chaque fois que nous revivons ces expériences. Ces réactions nous aident à prendre des décisions, qui peuvent être bonnes ou mauvaises.

Ces réactions se manifestent parfois par l'apparition d'un sentiment assez "tripal" du genre : "je n'ai pas envie de faire ceci ou cela !" ou au contraire :"j'ai envie de faire ceci ou cela". Une autre fois cela se manifestera par une modification des tensions musculaires, de la respiration…

 

La question n'est pas de savoir s'il faut ou non écouter ses émotions. Parfois ce peut être bon, parfois mauvais. Ce qui importe, c'est que SI VOUS N'AVEZ PAS D'EMOTIONS, vos décisions ne pourront être que plus mauvaises car les émotions sont nécessaires au bon fonctionnement du cerveau.

Ce que nous appelons l'intuition est en relation avec nos réactions émotionnelles. Elle est en grande partie mobilisée par nos émotions. Ce sont elles qui aident la personne à sentir si le résultat d'une décision est bon ou mauvais. Ainsi en est-il bien souvent de l'intuition artistique, scientifique, etc.

 

La colère

 

  Il est déconseillé de refouler sa colère. Une colère tournée vers l'intérieur n'en est que plus dangereuse. C'est une agression envers nous-mêmes. Une personne avec une colère refoulée est comparable à un volcan en irruption dont le cratère serait obstrué. Dans ce cas les gaz et la pression s'accumulent sous le bouchon et, lorsque l'irruption se produit, c'est l'explosion avec tous les dégâts que cela occasionne aux alentours.

 

Si vous êtes en colère, il est inutile de refouler la crise. Au contraire, car le moment arrivera où elle explosera, encore plus puissante en occasionnant de nombreux dégâts sur votre organisme. La colère peut parfois vous anéantir complètement. Se priver d'exprimer sa colère contre autrui c'est la retourner contre soi.

Depuis notre petite enfance, la majorité d'entre nous s'est entendue dire d'innombrables fois :"ce n'est pas bien de se mettre en colère… seuls, les mauvais caractères se mettent en colère…etc."

Beaucoup de personnes ont donc tendance à se punir de leurs colères par toutes sortes de remords, d'excès de nourriture, de somatisation,… La liste et la variété des châtiments sont très longs.

 

Pour ne pas être rongé de l'intérieur par ses émotions refoulées, il est bon et nécessaire de les exprimer. Si vous retenez vos émotions à l'intérieur de vous au lieu de les exprimer :

-la colère devient la rancune, la nervosité

-le chagrin devient la dépression

-la peur devient l'anxiété

-l'ennui devient l'apathie

 

Il est indispensable d'apprendre, non pas à réprimer sa colère, mais à la canaliser.

 

Comment canaliser votre colère ?

 

Une des meilleures méthodes consiste à se représenter la colère comme une force naturelle qu'il faut laisser se déverser. C'est seulement après que vous retrouverez la paix de l'esprit.

 

Il ne s'agit pas de vous laisser aller à tous vos mouvements d'humeur comme un automate qui n'aurait aucune emprise sur la force qui le propulse et le dirige. Cela serait extrêmement dommageable pour vous dans de nombreuses situations.

Comme disait Aristote :" Tout le monde peut se mettre en colère. Mais il est difficile de se mettre en colère pour des motifs valables et contre qui le mérite, au moment et durant le temps voulus."

 

Pour canaliser vos colères :

·Exprimer là sans dommage pour vous ou pour vos proches en faisant une technique physique comme le charabia, le tigre, la déclamation sur un mot…

·Reprenez la maîtrise de vos émotions en pratiquant la respiration ventrale.

·Chassez toute pensée génératrice de colère en la remplaçant par une autre plus appropriée (visualisez un torrent violent qui dévale sur la pente abrupte de la montagne avant se s'écraser avec fracas au fond de la vallée….

Relaxez-vous, quelle que soit la méthode choisie, vous libérerez votre esprit de très nombreuses toxines. Vous nettoierez votre mental et il deviendra moins perméable à la colère.

En faisant cela, les choses qui vous agaçaient, vous irritaient…vous laisserons dorénavant insensibles et calmes, tout à fait calmes.

  

Le rire

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Quelqu'un a dit que les gens qui ne rient pas ne sont pas des gens sérieux. Savoir rire sans raison est une expérience des plus positives et des plus étonnantes qui soient; c'est une expérience qui change nos croyances limitantes quant à notre possibilité de changer instantanément, à transformer en quelques seconde un état émotionnel négatif en état émotionnel positif. Un des multiples moyens de se libérer des limites passées est d'exprimer ses émotions par le rire.

Le rire est un nettoyage émotionnel qui peut se faire seul ou entres amis.

Le rire déclenche des processus hormonaux qui stimulent votre système immunitaire et renforcent votre santé. Le rire diminue les douleurs par la sécrétion d'endorphine qu'il génère. Il est arrivé que le rire guérisse de maladie réputée incurable. C’est le cas de Norman Cousins qui, atteint d’une forme grave de rhumatisme diagnostiquée incurable par les médecins, se guérit par une cure de rire et de vitamines ("la volonté de guérir" aux éditions du Seuil).

 

Le rire vous donne un moral d’optimiste, chasse les inquiétudes et les peurs. C’est une véritable désintoxication mentale. Le rire stimule toutes les fonctions du corps. Il constitue donc un des meilleurs médicaments du monde. De plus, il est sans effet secondaire.

Le rire contribue à chasser les inhibitions et la timidité. Il améliore les relations avec les autres.

 

En 1939 les gens riaient 19 minutes par jour et en 1990 ils sont descendus à 4 minutes par jour.

 

 

La maîtrise émotionnelle

 

Une émotion est une réaction du système neuro-végétatif et endocrinien à un événement vécu ou imaginé. L'émotion anime le sentiment.
Les émotions se manifestent au travers :

1.De la musculature lisse (œsophage, estomac, vessie,..)

2.De la musculature striée (dans les bras, les jambes, le dos, l'abdomen,…)

C'est grâce aux tensions musculaires persistantes que la perception des manifestations des émotions peut se faire. Ces tensions conditionnent la manière dont nous vivons une émotion.

 

Ces tensions persistantes peuvent être accompagnées

1.D'images visuelles

2.De monologues intérieurs

 

Si vous voulez maîtriser une émotion négative, il faut atténuer ou supprimer les manifestations de l'émotion. Maîtriser une émotion, c'est la neutraliser.

La neutralisation émotionnelle peut s'effectuer par différentes pratiques qui peuvent être employées seules ou combinées entre elles.

Vous ressentez une émotion négative :

-Effectuez une série de respirations ventrales

-Dirigez votre attention vers une partie du corps peu réactive aux émotions (le coude, le talon,…)

-Visualisez une image mentale paisible (un paysage, un être aimé,…)

-Entretenez un monologue mental que vous maintiendrez en le répétant rapidement mais sans effort.


Date de création : 12/10/2015 @ 10:58
Dernière modification : 22/10/2015 @ 17:17
Catégorie : Manuels des stages
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