Texte à méditer :   Cette recommandation est essentielle, que la volonté n'intervienne pas dans la pratique de l'autosuggestion   Emile coué
Emile Coué - Biographie
                                                                                                                                                                                       
 
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BIOGRAPHIE D'ÉMILE COUÉ

(par René Centassi ancien rédacteur en chef de l'AFP)

 

Emile Coué de la Châtaigneraye naît à TROYES le 26 février 1857. Son père est un employé des Chemins de fer de l'Est. Sa situation est modeste, mais pas ses origines, qui remontent à la petite noblesse bretonne.

 

Avec deux baccalauréats (philosophie et sciences) en poche, le jeune Coué, qui rêvait de devenir chimiste, suit les conseils de son père et s'oriente vers une carrière plus sûre: la pharmacie. Pendant trois ans, il effectuera un stage d'élève pharmacien dans une officine de TROYES, puis se rend à PARIS, pour ses études théoriques au collège Sainte Barbe d'abord, à l'école de Pharmacie ensuite. Après son internat à l'hôpital Necker, il obtient en 1882 son diplôme de pharmacien de première classe.

 

A la tête d'une pharmacie dans sa ville natale, au contact quotidien de malades, Coué découvre par l'observation directe l'action du moral sur le physique, son immense influence dans le processus de la guérison. Dès lors, l'exercice journalier de sa profession trace la voie de son avenir, la méthode expérimentale conduira Emile Coué à rechercher le mécanisme de ce processus en demeurant ancré dans la réalité, étranger aux spéculations des théoriciens de la psychologie.

 

 

Fin 1885, sa jeune épouse Lucie Lemoine le pousse à rencontrer à NANCY sa ville natale, le Dr Liébeault, un simple mais génial médecin de campagne, qui a le premier dégagé le phénomène de suggestion et dont on parle beaucoup.

 

Coué observe Liébeault et, à la réflexion, en conclut que sa pratique manque de méthode et qu'elle se fonde principalement sur le rôle du suggestionneur. De retour à TROYES, c'est une pratique originale et une méthode d'authentique autosuggestion que Coué construit peu à peu en obéissant à son don d'observation.

 

 

"L'action capricieuse des remèdes, la portée d'une parole bien placée jointe au flacon, la guérison d'un mal rebelle par un composé fort anodin, tous ces faits, d'un ordre assez banal, avaient pris pour ce grand observateur un sens nouveau; ils s'enregistrent en lui au cours de sa jeunesse, et dans cet "inconscient" dont il devait plus tard chanter les louanges, ils préparaient l'élaboration de sa thèse future: celle de l'autosuggestion" écrira Charles Baudouin le grand théoricien de la méthode Coué.

 

En rompant avec l'hypnose et la semi-hypnose, Emile Coué explique l'action inattendue des remèdes par "l'imagination" du malade.

 

"Ne serait-ce pas la même imagination qui, méthodiquement dirigée dans les expériences graduées, développe les suggestions les plus singulières à l'hypnose elle-même ? Et alors, cette passivité, cette incapacité de résistance que manifeste le sujet suggestionné ou hypnotisé, ne serait-ce pas tout simplement le signe que, la volonté et l'imagination étant en conflit, c'est l'imagination qui l'emporte ? Or, cette situation n'est pas spéciale aux cas de suggestions systématiques et d'hypnose. Dans la vie courante, nous voyons à chaque instant le même conflit et le même échec, et c'est toutes les fois que nous sommes dans l'état de pensée, "Je ne peux m'empêcher de..." ou "C'est plus fort que moi".(Charles BAUDOIN)

 

Ayant reconnu dans l'imagination le grand levier, Coué est amené à apprendre au sujet à se suggestionner lui-même; les résultats de la suggestion ainsi comprise sont tout à fait convaincants.

 

En 1910, le système forme un tout cohérent, Coué vend alors sa pharmacie à TROYES et s'installe à NANCY: le développement de ce qu'on nommera la nouvelle Ecole de NANCY est en bonne voie.

 

Premières conférences en Lorraine, puis dans le reste de la France. Dans la maison de NANCY, les séances collectives donnent bientôt des résultats surprenants. Coué distribue santé et espérance et des milliers d'êtres viennent à lui comme à un sauveur. Mais Coué n'est pas un thaumaturge. Il ne fait pas de miracles: sa méthode de "maîtrise de soi-même par l'autosuggestion consciente" est maintenant au point. C'est une méthode simple, active, strictement scientifique. Beaucoup de disciples médecins français, suisses, qui lui reprochent de ne pas être des leurs la trouvent "simpliste" et se révèlent incapables d'en saisir l'originalité.

 

La renommée d'Emile Coué franchit les frontières. Le voilà sans cesse sur les routes d'Europe, en Suisse, en Belgique, en Italie, en Allemagne, en Angleterre. Puis, en deux ans, 1923 et 1924, il conquiert les Etats-Unis qu'il sillonne dans tous les sens. C'est la consécration. Mais c'est aussi le début de la fin…Car Emile Coué s'épuise à la tâche. A partir de 1924, après son second voyage outre-atlantique, tous ces voyages et conférences, sans compter les séances collectives de NANCY, commencent à laisser des traces dans son organisme fatigué et sa résistance faiblit petit à petit.

 

Le 21 mai 1926, c'est l'ultime conférence à STRASBOURG. De retour chez lui, il s'alite peu après: la pneumonie a trouvé un terrain propice et progresse inexorablement. Coué s'éteint le 21 juillet, entouré de sa famille et de ses amis. Il a 69 ans.

 

Emile Coué nous a laissé deux idées fondamentales sur lesquelles toute la psychothérapie moderne va s'appuyer, quoi qu'en disent ses détracteurs.

 

 

Primo: toute suggestion est en dernière analyse une autosuggestion et celle-ci n'est autre que l'action de l'imagination, plus puissante qu'on ne le croyait naguère, et agissant selon des lois.

 

Secundo: une idée essentielle et féconde, à savoir que dans la suggestion, ce n'est pas le suggestionneur qui agit, mais la seule imagination du sujet; il en résulte que "le violent conflit, très réel, que tous les praticiens ont reconnu dans la suggestion et l'hypnose, n'est pas le conflit de deux volontés, mais c'est le conflit, dans la personne du sujet, entre l'imagination et la volonté. "La volonté est médusée par l'imagination" .(Ch. Baudouin)

 

 

Vouloir n'est pas forcément pouvoir

 


Date de création : 12/10/2015 @ 10:37
Dernière modification : 19/10/2015 @ 10:53
Catégorie : Emile Coué
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